Métaphores

Voici quelques images, paraboles et métaphores se rattachant à l’anxiété. Elles valent parfois bien plus que de longues explications détaillées!

La carotte: J’ai appris celle-ci lors de mes rencontres chez Phobie-Zéro. La journée est comme une carotte qu’on cherche à manger, on ne peut le faire qu’un morceau à la fois. Je préfère tout de même le célèbre “Comment se mange un éléphant? Une bouché à la fois.”. Ce ne donne rien de voir tout ce qu’il reste à faire, l’objectif est clair, ne reste qu’à mettre un pied devant l’autre.

L’autobus: Vous êtes le conducteur d’un autobus scolaire bondé d’enfants. Ces derniers sont énergique et crient constamment. Certains vous interpelle, tente de vous distraire, de solliciter votre attention, mais vous avez un travail à faire, et devez resté concentré sur la route, alors vous ne leur prêté pas trop attention. Et bien ces enfants, ce sont vos pensées.

La serre: Quand on y pense, fondamentalement toute action consciente débute par un choix délibéré d’y porter notre attention. À l’image d’une serre, on peut arroser toutes les plantes ou seulement certaines. Celles qu’on arrose grandiront et occuperont éventuellement tout l’espace, au détriment des autres. Il est donc judicieux d’arroser toutes les plantes qu’on souhaite voir grandir. Si on porte l’arrosoir (notre attention) sur une plance indésirable (une pensée négative récurrente), il ne faut pas se surprendre que celle-ci croisse au delà de ce qu’on désire réellement.

Les ornières: Nous sommes des créatures d’habitude. Comme la charette qui à force de rouler sur le même chemin de terre fini par creuser des ornière, de visiter certaines pensées négatives régulièrement creuse des “ornières cérébrales”. Il est difficile de prendre un chemin différent de celui imposé par les ornières, mais avec un peu d’effort, c’est tout à fait possible. Puis éventuellement, ce nouveau chemin sera celui qui aura les ornières les plus profondes, et qu’il sera naturel d’emprunter.

L’éléphant rose: Pour la prochaine minute, tentez de ne pas penser à un éléphant rose et comptez le nombre de fois ou vous y pensez. Plus ce sera faible, mieux ce sera… vous y êtes arrivé? Proabablement pas très bien. Il s’agit d’un paradoxe, mais de ne pas vouloir penser à quelque chose nous fait y penser davantage, comme l’illustre la métaphore suivante.

Le moine: Un moine apprenti du monastère discute avec son maître.
– Maître, je veux apprendre à méditer comme vous.
– Entendu. Demain, va dans la grotte au sommet de la coline, et je te demande de ne penser à rien pendant toute la journée. Reviens me voir ensuite.
L’apprenti se rend donc à la grotte le lendemain matin, puis se met à méditer comme demandé par son maître. Il se concentre à éviter toute pensé. Mais les pensés apparaissent sans cesse dans sa tête. Il s’efforce de les chasser, mais celles-ci reviennent toujours. Le soir venu il est décu et retourne voir son maître.
– Maître, je n’y suis pas parvenu, mes pensées se bousculaient sans cesse.
– Hmmm, retournes-y demain, mais cette fois-ci, tente d’être conscient du plus grand nombre de pensées différentes qui te passe par la tête, on verra si au moins tu arrives à faire ca.
Le lendemain le moine retourne à la caverne, et tente d’observer avec intérêt le plus grand nombre de ses pensées. Mais à de nombreuses occasions, les pensées ne venaient plus, ce qui le frustrait. Il devait en observer le plus grand nombre, et il était en train d’échouer. Le soir, il retourne voir son maître:
– Maître, j’ai échoué, trop souvent je n’y arrivais plus, les pensées ne venaient plus autant.
– Mais que retiens-tu donc de cette leçon?

Les clés perdues: Celle ci a été entendu dans une conférence de Dr. Wayne Dyer. Lorsque l’on passe trop de temps a chercher une solution a notre problème dans les livres ou sur le web, jamais satisfait réellement de ce qu’on y trouve, il est bon de s’en souvenir:

vous êtes a la maison, il fait déjà noir a l’extérieur, et vous avez égaré vos clés dans la cuisine. Soudain tout s’éteint, c’est une panne de courant. Ne voyant plus rien, impossible de trouver vos clés. Le lampadaire extérieur lui ne s’est pas éteint… la panne est localisée. Une idée germe en vous, aller sous le lampadaire pour y chercher vos clés. En effet, là au moins il y aura de la lumière.

Votre voisin vois y rejoint et demande s’il peut vous aider. “Certainement” , lui dites vous, “J’ai égaré mes clés”. Le voisin vous aide a chercher et après quelques minutes sans succès s’exclame: “Mais ou exactement les avez vous donc égarées?”. “Dans la cuisine”, lui répondez vous. “Mais pourquoi donc cherchons nous ici?” dit il alors. “Parce qu’ici il y a de la lumière, a l’intérieur il fait trop sombre pour trouver…”.

N’est-ce donc pas la meme chose lorsque nous nous évertuons a chercher a l’extérieur de nous la solution au problème interne que nous vivons? La solution est souvent déjà en nous, et uniquement en la cherchant en nous-mêmes, malgré la noirceur, pouvons-nous réellememt espérer la trouver.


« Toute angoisse est imaginaire; le réel est son antidote. »

André Comte-Sponville / Impromptus


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